|
November 15, 2007 |
Parution du nouveau roman d'Assia Djebar
Nulle part dans la maison de mon père
chez son nouvel editeur parisien, les editions FAYARD:
Après plusieurs fresques historiques évoquant l'Algérie, Assia Djebar,
s'abandonnant à un flux de mémoire intimiste, nous donne son livre le
plus personnel. Elle ressuscite avec émotion, lucidité et pudeur la
trace d'une histoire individuelle dont l'ombre projetée n'est autre que
celle de son peuple.
Grandissant entre deux mondes, entre un père instituteur et une mère
majestueuse qui lui fait découvrir la magie des fêtes féminines, une
fillette porte, en même temps qu'elle découvre le « monde des Autres » à
travers sa passion des livres et les confidences d'une amie de
pensionnat, un regard fasciné sur son époque : bals européens donnés sur
la place du village, rivalité entre clans masculins, prolétaires
indigènes guettant dans le noir…
Lorsque la famille s'installe à Alger, la mère se mue en citadine à
l'allure européenne et l'adolescente entame une correspondance secrète.
Une histoire d'amour s'esquisse. Dans Alger où l'adolescente ne cesse de
circuler, après ses cours au grand lycée, elle s'enivre d'espace et de
poésie. Un an avant une explosion qui secouera tout le pays, l'amorce de
cette éducation sentimentale va-t-elle tourner court ?
Et la romancière de conclure : « Pourquoi ne pas te dire, dans un
semblant de sérénité, une douce ou indifférente acceptation : ne
serait-ce pas enfin le moment de tuer, même à petit feu, ces menues
braises jamais éteintes ? Interrogation qui ne serait pas seulement la
tienne, mais celle de toutes les femmes de là-bas, sur la rive sud de la
Méditerranée… Pourquoi, mais pourquoi, je me retrouve, moi et toutes les
autres : "nulle part dans la maison de mon père" ? »
|